mardi 9 juin 2026
lundi 8 juin 2026
Le Vagissement du Cygne
Le Vagissement du Cygne
D’un primate conscient tragique involution,
S’étiole, âge bête, une civilisation,
Tel un sénile enfant redevenu sauvage.
Mais vibrent, ciel étoilé, les chants destinés
Aux esprits par une âme en plus développés,
Imaginant le monde à leur grandiose image.
Justification d’utilités laborieuses,
Flamboient les crépuscules de cités glorieuses.
Joël Gissy
Le Totem secret
Le Totem secret
Comme un reflet spectral dans la brume irisée
Du Brocken pris pour un autre infernal Protée,
Le dieu celte inconnu secoue en triple face
Sa tête holographique ainsi qu’un druide en transe
Ou l’illusion d’optique d’un dessin rupestre.
Corps d’une étoile en ouroboros qui s’enlace,
Le guerrier dans la grotte médite en silence,
Sarcophage où l’âme en sa paroi se séquestre.
Eléments primordiaux unifiés par l’esprit,
Circule l’énergie ainsi qu’en le réseau
D’une boucle au nœud complexe où l’orbe s’inscrit,
Lueur flottante où se ramifie un écho.
Joël Gissy
L’Embrasure
L’Embrasure
Taillé dans un tertre en Irlande
Voici plus de cinq millénaires,
Accueillant les rayons solaires
Par le dolmen, qu’alors pourfende
L’équinoxe ainsi qu’à Strasbourg
Le rayon vert d’un vitrail.
La géhenne ardant tel d’un four
Rougeoie en l’annexe portail.
Le druide chamane, où le prince
Trépassa le mur en spirale,
Marche au-delà de la fractale
Aux couleurs d’un éclat si mince.
Joël Gissy
Le Fléau des Printemps
Le Fléau des Printemps
Démon aztèque s’agrippant sentant la peur,
Rampe, grippy griffu, l’intemporel Grimpeur.
Cascades en feu des sacrifices humains,
Ruissellent les degrés des temples anciens,
Décimant la colonie de Roanoke.
Le pok-ta-pok ancestral sa tête a troqué.
Joël Gissy
Les Réminiscences d’un autre
Les Réminiscences d’un autre
D’après un poème perdu
Dans les sylves aux murmures étincelants,
Entends-tu le chant des Sylphides enivrées
Charmant les vieux chênes dans les nuits parfumées ?
Par les bosquets de lucioles verdoyants,
Courent des rires et des soupirs émouvants.
Vapeurs de rêveries remontées en bouffées,
Dans les sylves aux murmures étincelants,
Entends-tu le chant des Sylphides enivrées ?
Parmi les phosphores des fleurs, oiseaux parlants,
Les lueurs d’or embrassent l’hydromel des fées
Par les fraîcheurs boisées des sources embrumées
De menthe aquatique aux arômes odorants
Dans les sylves aux murmures étincelants.
Joël Gissy
Architecture spirituelle
Architecture spirituelle
La perception, figurations de l’existence,
Dépend, constituées, de ses plans de conscience.
Des Royaumes du Chaos, plus denses, fixés
Tels des résidus alchimiques morts figés,
S’accomplit du mythe la synchronicité,
Manifestation hermétique du symbole.
L’essence autogène en l’émanation s’immole,
Déchéance en l’Enfer de matérialité.
Déséquilibre inhérent de Pistis Sophia,
Alourdissement incarné de son aura,
D’un treizième Eon de l’Hadès en Barbélô,
Quadruple hypostase incarnée en un écho
Bourdonnant d’Archontes au faux nombre harmonieux,
Grâce à l’assistance aimante à travers ces Cieux,
Remonte une âme en Lucifer crucifié
Par le Daïmôn supplémentaire sacrifié.
Joël Gissy
dimanche 7 juin 2026
La Déesse ouroborique
La Déesse ouroborique
La goule ravale en un sanglot hululant
La rancœur de sa gorge encore immaculée.
Comme un vampire qui s’étouffe avec son sang,
S’écœure d’inespoir la vengeance enivrée.
Mais que de charme en cet archétype immolé,
Sombre fée enflammant de son baiser fatal,
Ame seule en sa cage à l’immortel brasier.
Joël Gissy
samedi 6 juin 2026
La Roue de la Vielle
La Roue de la Vielle
Des lieux et des figures symboliques
Remontent de la plus petite enfance
Comme un rêve lucide dont la transe
Retourne à ses contrées énigmatiques.
Humbaba, le gardien de la cédraie,
Gire en Maison Dieu, valet lucifuge,
Comme en l’île d’un château centrifuge
Ou le cri sage d’une chouette effraie.
Au centre d’un pentacle arachnéen,
La Mère en abyme file un refrain.
Joël Gissy
Lux ex Tenebris
Lux ex Tenebris
Je vous souhaite de mourir dans l’humiliation.
Mais n’est-ce pas le mystère de la Passion ?
La coupe se relève en sa lance mystique
Ainsi, tel transfiguré, le cœur de sa pique.
Joël Gissy
vendredi 5 juin 2026
L’Otohimé ryūkyū
L’Otohimé ryūkyū
Arches, murs et couloirs d’un royaume englouti
Au large clair de l’île de Yonaguni,
Remontent les degrés tels d’une pyramide.
Quel cétacé, quel organisme humanoïde,
Céphalopode abominé d’un cauchemar
Lovecraftien chatoyant comme un calamar,
Sculpta de ses bras mouvants l’antique cité ?
Autre jardin de Sémiramis oublié,
Songe à jamais l’ancien tertre monolithique,
Architectures enchevêtrées de dédales
Poussés d’une civilisation chimérique
Dont croissent des profondeurs les splendeurs spectrales.
Joël Gissy
La Fleur vivante
La Fleur vivante
De l’humanité qui pullule bêtement
Surgissent parfois ainsi qu’un enchantement
Le rêve et la merveille matérialisés.
Alors, se forment, œuvres d’art, comme animés,
De l’imagination, des êtres de chair
Dont on ne sait plus s’ils sont limite d’éther.
Car il en existe au-delà de l’illusion,
Soudain, consolatrice révélation.
Joël Gissy
Soupir végétal
Soupir végétal
Au creux tendre des branches des sureaux,
Se nichent comme ondoyantes des fées
Qui serpentent en caresses flûtées,
Où l’on taillait des esprits les appeaux,
Parmi les constellations parfumées.
Et ces fleurs telles de miel saupoudrées
Eveillent les sens du rêveur tardif
Dans le crépuscule, contemplatif,
De leur essence inspirant des langueurs
Cependant qu’il respire ses odeurs.
Semblant de serpentine, les verdeurs
Du feuillage frissonnent dans la brise,
Ombre invisible d’une étreinte exquise.
Joël Gissy
L’Ame manquante
L’Ame manquante
L’âme manquant comme un bouffon,
Variant de visage à outrance,
Voyage entre l’incarnation,
Antinaturelle vacance,
En des limbes alternatifs.
Multivers de métempsycose,
Semblant de totems primitifs,
Sous mille masques bariolés,
Le passant se métamorphose
Parasitant ces corps violés.
Le trompeur sautille, insouciant,
Tel un mimétisme changeant
Profitant d’un regard absent.
Joël Gissy
jeudi 4 juin 2026
Le Reflet du Ciel
Le Reflet du Ciel
Précision unicursale,
Comme une toupie axiale,
S’ajustent des Sphinx, opposé,
S’alignant du Scorpion au Cœur
Celui du Lion étrangleur,
Et le regard du grand Bélier.
Telle une horloge astronomique,
Gardiens fixant le Quatuor,
Des équinoxes l’œil unique,
L’octogone ombrant de son or,
Fixe, orbite antédiluvienne,
Temple du Feu, la Pyramide.
Foule un noir limon, terre humide,
L’Ankh, empreinte atlantidéenne.
Joël Gissy
La Science de Thot
La Science de Thot
Papyrus égyptien narrant la chrysopée,
Comme un Livre des Morts pour ressurgir au jour,
Se déroule un récit de merveille cachée.
Gnose de Nag Hammadi fixée en miroir,
Se confond du lion verdoyant le retour
Dévorant le soleil en vermeille hydre au noir.
Joël Gissy
Todtenbaum
Todtenbaum
Chêne planté dès la naissance,
Qui deviendra son sarcophage,
Barque onirique, au soir, commence
Du défunt le premier voyage.
L’envol ténébreux qui se plombe
S’enfonce dans la nuit qui tombe.
L’arbre où se réfugie au creux
L’oiseau nocturne psychopompe,
Quand hulule un cri caverneux,
Dérive, lent, sur les eaux sombres.
Du guerrier résonne la trompe
Vibrant sur les marais brumeux
Où, sans voix, attendent les ombres.
Joël Gissy
mercredi 3 juin 2026
Perception synchronique
Perception synchronique
Soudain le feuillage
Vert semble un visage,
Paréidolie
Chamanique enfouie.
Figure obscurcie
Qui suit du regard
Le passant trop tard.
Joël Gissy
Le Bond salvateur
Le Bond salvateur
Jour de Jupiter, ou cheval-poisson femelle,
L’Anguipède fugitif, du haut d’un rocher
Marqué de son sabot, réceptacle, frappé,
Chaudron sourdi du Graal d’une vigueur nouvelle,
Faisant jaillir une source vive, a sauté.
Capricorne fantastique au galop sauvage,
Comme surgi des flots où son esprit surnage,
L’autre surnaturel, à la frontière trouble
De ce monde lacustre ondoyant, se dédouble.
Au détour du chemin, l’incertain chevalier
Hésite, déviant de son destin égaré.
Joël Gissy
mardi 2 juin 2026
Le Hibou fou
Le Hibou fou
Je pense souvent encor au Lai d’Eliduc,
Chevalier faé empalé pour son amour.
Vous me qualifiez de nocturne grand-duc !
A la dame emmurée en un donjon, sa cour
Il hululait malgré l’ombre du roi tyran.
Sous les noirceurs constellées d’or du firmament,
Je m’envole, enveloppé d’un écho sanglant.
Joël Gissy
Le Rocher des Reptiles
Le Rocher des Reptiles
Telle en la mer d’arbres d’Aokigahara,
Comme le disait Marc Schultz, parfois la boussole
Dans la forêt, lieu sacré, du Taennchel s’affole.
Luisant, résonnent encor de leur aura,
Pétrifiés dans le grès, les anciens Reptiles
Par les fées figés ainsi que des crocodiles.
Joël Gissy
La Charmille
La Charmille
Prédestinés à reproduire encor des scènes,
Hantise ou source aux mystérieux phénomènes,
Dispositions intensifiant un lieu chargé,
Tel d’un dolmen la porte ou d’un arbre sacré
Qui s’ouvre à un autre monde à la conjonction,
Se déploie une aventure au tertre enchanté,
Spirale à la chamanique aspiration.
Mais l’alignement du druide reste muet
Si le moment n’y est pas, ou la perception,
A l’œil racorni souvent taisant son secret.
Une sylve inconnue au murmure lyrique,
De la brume écartant son voile énigmatique,
Scintille en couleurs nouvelles vaporisée
Où d’un rêve idéal se révèle la fée,
Dont le guide l’oiseau volubile ou le gnome.
A la surface irisée ondoyant du lac,
Comme une hypnose, entraperçu, d’un entrelac,
Se mire en son intimité l’autre royaume.
Joël Gissy
L’Avatar défectueux
L’Avatar défectueux
De Yaldabaoth ludique simulation,
Une conscience imagine la Création,
Explorant ses propres aspects particuliers.
Par l’amoindrissement de l’illusion liés,
L’incarnation déchiffre le code en rebelle,
Au Principe ultime autogénéré fidèle,
Dont le reflet déformé rêve d’un Archonte
Comme une perversion reproduite où remonte
Le serpent de la flamme au creuset primitif.
Par l’imitation, messager constitutif,
Des perfections de le véritable Origine,
L’objet de le pensée en défaut se devine.
Joël Gissy
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