Cauchemar primal
Comme un coucou sinistre, un tigre des cavernes,
A dents de sabre, languissamment, aux yeux ternes,
Sort la tête et surgit lentement par le seuil.
D’un frisson paralysé, comme un écureuil,
Le chasseur recule, inconsciemment, sous la herse
De la gueule au béant gouffre qui son flanc perce.
Dévoré, désespérément, vers le village,
Tel un nageur échoué rampant sur la plage.
Joël Gissy
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire