Le Valet obscur
Sanctuaire d’une arche ignorant les éons,
S’encastre le naos par neuf aux proportions
De cours infernales formées de polyèdres.
Tel un germe étranger dans un œuf alchimique,
Veille ainsi que le portier d’un temple hermétique,
Humbaba, le Gardien de la forêt de cèdres.
Une lanterne verte à l’entrée du couloir
De la cale balance et grince. Il va pleuvoir.
Sous l’airain, trop statique, axe inconnu du ciel,
Semblant le talisman fixé jusqu’à la terre,
Hermès, en hermite, gire, éternelle attente.
L’ambiance électrisée d’un glauque intemporel,
Astrolabe, archéomètre ou d’Anticythère,
Foudroie la Maison Dieu d’une île tournoyante,
Structure oubliée d’un continent englouti.
Par les feux de l’antique portail ébloui,
D’un dédale sylvestre aux parfums résineux,
Se reconstruit le navire ténébreux.
Joël Gissy

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