Joël Gissy Poésie
mercredi 1 avril 2026
L’Exil d’Enheduana
L’Exil d’Enheduana
Du fond d’un moudhif de la Mésopotamie,
Maison tressée de roseaux paraissant flotter,
Grince en vibrant gravement la harpe endormie.
Hypnose immémoriale, exulte la clarté
D’une hymne adorable au-delà des millénaires.
Se déroule d’un chant le regret des mystères.
Joël Gissy
Contemplation furtive
Contemplation furtive
Trois préaux azurés, fenêtres d’une Cène,
Accédant aux sept portes de cour sumérienne,
Le labyrinthe est bordé de paroles sages.
Face à face, ne se répondent les visages.
Au loin vers l’Est rougeoyant, silencieuse, Ishtar
Porte son flambeau, phosphorescent sur le tard.
D’un loculus le hersage équilatéral
Arde en secret comme un athanor nuptial.
Joël Gissy
La Malédiction du Savoir
La Malédiction du Savoir
Comme choquée par des tortues,
La petite maison flottant
Sur la mer du Déluge ardent,
De cèdre en ses plaintes tordues,
Ballotte jusqu’à son rivage.
Toujours, l’impassible visage
Du sauveteur fera surgir
Du monde le nouveau village.
Enlil, apportant le savoir,
Serpent bipède, en ce miroir,
Enfin, fructifie du Nadir.
Joël Gissy
Suicide involontaire
Suicide involontaire
Afin de ne pas aller dans les Limbes,
J’aimerais juste avoir un accident.
La Gouve se tarit en frissonnant.
Qu’une goule en delirium de mon sang
M’enveloppe avidement de ses nimbes.
Joël Gissy
Réconfort
Réconfort
Le troisième huis s’ouvre d’un coup
Comme un craquement dans le crâne.
Tel un sanglot qui se trépane,
La Mort avait un œil si doux.
Joël Gissy
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