lundi 25 mai 2026

Haïku






Limite intangible
se construit onirisé
le réel fantôme

                  Joël Gissy

Le Parvis des Dieux






Le Parvis des Dieux

Porte allant vers un ailleurs d’Amaru Muru,
Comme murée, aventure un rêve intérieur
Sa prémonition par un monde au regard flou
Dont se révèle, astral, au voyant la splendeur.
Gardée encor des vieux chamanes du Pérou,
Le prêtre des Sept Rayons détenait la clef.
Un éclat filtre au seuil quand luit la lune pleine.
Il est des lieux dont la frontière incertaine
Se révèle au seul dans longtemps déjà entré.

                                         Joël Gissy

Les Familiers inaperçus






Les Familiers inaperçus

Un papillon, comme une fée omnisciente,
Explore en vagabond le monde incognito.
Embrassant des bougies la flamme vacillante,
S’embrase en crépitant la pensée en sanglot.
Cliquette résonnant un arpège de luth
Dans le noir où frissonne un rêve au doux murmure.
D’un mur brut blessé marche près de la fissure
La mouche posée, avatar de Belzébuth.

                                      Joël Gissy




L'Hymne des Corbeaux


L'Hymne des Corbeaux

N'oublie pas Hugin et Mumin, épiques,
Survolant les champs de bataille antiques.
Benoît de Murcie, son gentil corbeau,
Un vrai symbole de fidélité.
Et parfois, ils s'offraient quelque cadeau,
En marque de sincère amitié.
Et si cette indéfectible mémoire
Nous berce de légendes qu'il faut croire,
Toujours, tant fidèle, un Américain
Avait su former un féal essaim.
Les oiseaux lâchaient des noix et des pierres
Sur la tête de leur ennemi. Fières,
Se sont révoltées les sombres légions
De ses amis venus, criant leurs noms,
Le ciel était plein d'un carnage rouge.
A sa suite, ils entrèrent dans le bouge.
Le chef des charognards, le regard digne,
Pour prouver son honneur, lui fit un signe.

                                Joël Gissy






dimanche 24 mai 2026

L’Illumination de la Conscience


L’Illumination de la Conscience

De la musique dans le corps vibration,
Se réveille d’émotion, comme un embryon,
L’idéal oublié, tel un petit génie.
Et de ses teintes remontant, l’aura varie,
Pareille à une flamme qui se purifie.
Beethoven, sensible en latente surdité,
Cette intuition de l’attente avait renforcé.

                                    Joël Gissy





Le Souffle éternel






Le Souffle éternel

Axe inconnu d’un autre parallèle,
De Gizeh au Triangle des Bermudes,
Cycle additionné de la Bête en elle,
S’alignent en prophétiques études
Les Portes entre le Ciel et la Terre.
Inclinaison balançant de la sphère,
L’Ouroboros d’un œuf couvé s’enroule,
Reflet d’un macrocosmique athanor.
Influence hermétique ainsi qu’un moule,
Océan primordial du Nombre d’Or,
La gouttelette inspire le Cosmos,
Firmament englobant de ses splendeurs
Constellées la magie en le Logos
Dont se répondent au loin les lueurs.

                               Joël Gissy

Poème de Loucas Rama


Merci infiniment à Loucas Rama pour cette dédicace poétique !