Joël Gissy Poésie
dimanche 15 février 2026
Le Sceau de l’Homme
Le Sceau de l’Homme
Contour de main soufflée en peinture rupestre,
L’étoile de Vénus estampe son sigil.
Quintuple conjonction, de l’outil le plus dextre
S’imprime à demain le filigrane subtil.
Application sans fin de la géométrie,
Résonne l’introspection de sa magie.
Car la profondeur devinée d’un archétype
Evolue, de sa raison renaissant principe.
D’un pendentif, tel en occulte médaillon
Pythagoricien, s’abîme la proportion.
Pentagramme brisé, comme un tarot gitan,
Revient le cycle décalé s’organisant.
Secret de Faust, la physique surnaturelle
S’enracine aux fondements de la perception
Quand l’imagination devient matérielle,
Créant son origine en divination.
Joël Gissy
samedi 14 février 2026
Sentiment cordial
Sentiment cordial
Sauf le monstre total ou l’imbécile heureux,
Qui ne voudrait s’éveiller de ce monde affreux ?
Course contre la montre où l’orgueil nous maintient,
Du piège arachnéen se resserre le lien.
Comme un massage cardiaque sans vouloir,
La haine acérée nous sauve du désespoir.
Joël Gissy
Rectificando
Rectificando
Provisoirement libérés de leurs flacons,
Domptés par un grand roi, s’activent les démons,
Semblant l’essaim d’une ruche antédiluvienne.
Flamboie d’alignements la rose de la chienne.
Mais trois traîtres hyksôs frappèrent à Memphis
Le descendant ophidien du derniers fils.
Paliers du pavé contourné, le souterrain
Pénètre par degrés sous les piliers d’airain.
Joël Gissy
jeudi 12 février 2026
Magnétisme des odeurs
Magnétisme des odeurs
Grapille de cœurs jaunes, en clef minuscule,
La déesse enfiévrée tourne sa clavicule.
Parfums délicats d’un printemps originel,
D’oniriques prairies se répand le miel.
Le monde des secrets oubliés s’harmonise
Dans le soleil hexagonal neuf qui l’irise.
La constellation de Vénus, florilège,
Respire l’atmosphère adoucie qui s’allège.
Joël Gissy
Force placide
Force placide
Nomade fils des loups, d’un aïeul éduen,
Portant sur le dos son antique père Anchise,
Au Palazzo Nuovo, le Galate agonise.
Descendant fratricide en une grotte étrusque,
L’enfant sauvage écume, une rose à la main.
Le cynorhodon déploie au ciel sa chérusque.
Jusqu’au regard d’anis des carrières d’onyx,
Des steppes azurées résonne le carnyx.
Joël Gissy
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