Joël Gissy Poésie
dimanche 10 mai 2026
Poème extrait des Coquecigrues
VII.
Entre les lames d’un tarot égyptien,
Le rêve gigogne extériorisé du corps
Transmue tel un serpent en chaque allégorie
Comme parmi les portes du Livre des Morts.
Imbriqué, d’un labyrinthe sumérien
Emporte ouvrant les briques, le chercheur de vie.
Projection d’ombres en une caverne antique,
L’introspection réunit l’âme symbolique.
Joël Gissy
Le Morse autophage
Le Morse autophage
Vieux hanap d’un crâne cornu, se renverse
L’amour de pique noir dans le cœur qu’il transperce.
Trophée ivoiré par la lueur des flambeaux,
Le rougeoiement inversé s’obscurcit des crocs.
De l’abreuvoir où le soleil nouveau se berce.
Joël Gissy
La Mode revient
La Mode revient
De l’ambiance branchée,
Boîte de nuit coincée,
Grince la mélopée
Dans le quotidien, diurne.
Alors, le vieux Saturne
Retourne encor son urne.
Il nous reste l’espoir,
Au grain du temps si noir
D’apercevoir le soir.
Joël Gissy
vendredi 8 mai 2026
Ecrasement
Ecrasement
Je suis une truite au moment où on l'achève.
Frappée contre un tronc d'arbre ou un rocher, l'œil vide.
Le râle muet du taureau pour l'estocade,
Le ruisseau sec des pleurs, désertique cascade.
Le sang tari qui ne coule plus sous le glaive,
Baisant la chair trop pâle devenue viride.
L'arpège dont le vin doux est devenu fade,
La ciguë bien trop forte en sa coupe de jade.
Joël Gissy
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