Joël Gissy Poésie
lundi 6 avril 2026
Thug life
Thug life
Dans une ruelle, à la descente d’un train,
Essaim surgi de nulle part, un Thug, soudain,
Etouffe un voyageur de son mouchoir caché.
Confrérie ancestrale à Kali sacrifiant,
Déesse langoureuse aux crânes en collier,
Hier encore, avec un rire sympathique,
L’étranger joyeux levait son whisky, confiant.
Mais le rhuma l’essouffle, étreinte narcotique.
Un chant en râmasî, secrètement, murmure.
Ondule dans la nuit la séduisante obscure.
Joël Gissy
Le Rêve d’un damné
Le Rêve d’un damné
Si la vie m’apportait la fortune un beau jour,
Serais-je un Marc Aurèle ou un Caligula ?
Car ne le surnommait-on pas « notre poupon » ?
Un aigle triomphant ou un lâche vautour ?
Heureusement, personne jamais ne saura.
Par excès de passion dans un élan d’amour,
Mêlant stoïcisme et carnages de Néron,
D’extrêmes opposés, peut-être la fusion.
Joël Gissy
Le Tanka de l’Artiste
Le Tanka de l’Artiste
Comme en chute libre,
Je continue à danser.
Viens, écrasement.
Nous te noierons de la main,
Si ce n’est déjà trop tard.
Joël Gissy
samedi 4 avril 2026
Le Remède
Le Remède
Comme d’un chien rôdeur, la bouche tuméfiée
Du complice tremblant crache de la buée.
Dans le noir, soir automnal, pas une parole.
Un brouet mystérieux siffle à force de frire.
Autour d’un feu furtif, dans une casserole
Cabossée, les neveux, cénacle réuni,
Au cimetière ancestral une froide nuit,
Cuit dans l’eau de vie, mangent le cœur du vampire.
Joël Gissy
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