Joël Gissy Poésie
lundi 23 février 2026
Philosophie de Damoclès
Philosophie de Damoclès
Chant du bouc d’une sylve antique où, verdoyantes,
S’écrase l’odeur eucalyptolée des plantes
Parmi des ruisseaux scintillants de cristaux bleus
Que la menthe aquatique anise, été brumeux,
La plénitude exubère en transes orgiaques.
Chants d’hypocrites masqués, jeux dionysiaques,
Respire, hypertrophiée, l’extase existentielle.
Vertiges de Pan sacrés en fête charnelle,
Le dieu étranger, sombre, au regard flamboyant,
Accomplit son mythe ainsi qu’un démembrement.
Et dans cette splendeur où plane une élégie,
Exulte enfin l’irrésistible tragédie.
Joël Gissy
Le Triangle d’Irminsul
Le Triangle d’Irminsul
Symbole rêvé
Triquetra du Valknut en racine infinie,
S’ouvre l’œil odinique, ardente prophétie.
Nœud des tombés au champ, le palais parallèle
Où les guide une guerrière ailée pucelle
Ouvre ses battants, forteresse métallique.
Et la complexité de ces portes s’intrique,
Divination d’un crépuscule ensanglanté
Que perce le marteau d’un géant foudroyé.
Joël Gissy
Sursaut nocturne
Sursaut nocturne
Un pantin de la Isla de las Muñecas
Tourne la tête avec un regard luisant.
De bras articulés, les rires d’un enfant
Semblent grincer dans le silence aux maracas
D’un jouet soudain s’animant au clair de lune.
Le fils du vieux pêcheur se souvient de chacune.
Les pèlerins transis de la légende urbaine
Croient voir flotter dans l’eau croupissante et malsaine
-Ou sont-ce les vapeurs de tequilas trop fortes ?-
Une robe à festons parmi les algues mortes.
Joël Gissy
Le Rocher des Poupons
Le Rocher des Poupons
Réservoir des âmes, secret comme une Gouve,
Moussu, sous la cascade sauvage, un rocher
Frappé d’un bout de baguette de noisetier
Apporte son espoir fertile à qui le trouve.
Du Bubalafels, dans la brume des sapins,
Sommeille la déesse appelée par ces coups.
Alors, naîtront dans la froidure des matins
Les petits arrivants espiègles et doux.
Joël Gissy
La Piste fugitive
La Piste fugitive
Au-delà d’Enfers aquatiques souterrains
Que visitèrent des dieux morts sumériens
Plus loin que les ramifications de racine
D’un arbre s’engouffrant au fond de sa poitrine,
Descend la perception quelquefois onirique.
Parmi des murs coulissants, le dédale imbrique
Ainsi qu’un jeu de stratégie, en sept portails,
La course solitaire déviée sur ses rails.
Et, décryptant ces lames mêlées, innocent,
Figure en les arcanes d’une allégorie
De gravures énigmatiques, le passant,
Tel impliqué dans une carte d’alchimie
Dont se reconnaît la suite en se découvrant.
Joël Gissy
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