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Joël Gissy Poésie
jeudi 21 mai 2026
Les Romantiques oubliés. Sonnet écrit avec Vesper Lucem
Les Romantiques oubliés
Par J.G. et V.L.
J’avorte mon art, ô calamité du monde !
Mon paysage idéal s’effondre en tremblant.
Malgré le rire insidieux du jour éclatant,
Le remords de mon âme, en lueur vagabonde,
Irradie un sanglot d’absinthe moribonde
Où fuit le soleil poisseux de mon cri mourant.
Tranchant l’imaginaire odieux du firmament,
Allongé aux damnations de la lune blonde,
Les lamentations de ma légende infâme,
Mystique et déchirant sur sa lame mon âme,
Nos aspirations profondes semblent unir.
Des abysses sacrées de la mélancolie
Où les ombres de sa lueur vinrent gésir,
Le crépuscule affronte sa schizophrénie.
Tension d’infrabasse
Tension d’infrabasse
Rêve en barque plate alsacienne un spectre tard
Comme une gondole noire aux forêts du Ried
Inondées ou tel sur les canaux de Colmar.
Semblent le marigot d’un paysage humide
Les couloirs désaffectés d’un manège étrange
Où des âmes au passage se fait l’échange.
Chenille hawaïenne collectionneuse d’os,
L’exosquelette hante un antre tubulaire.
Pazuzu de granite parmi les Paros,
Surgit le strigoï d’un nocturne cimetière.
Joël Gissy
L’Eclaboussure
L’Eclaboussure
Kamikaze du romantisme,
En mon âme, se fait ce schisme.
Nul besoin de trouver la source
Où se terminera la course.
Tel un Mahler bukowskien,
Je skie aux valses de Chopin.
Joël Gissy
mercredi 20 mai 2026
Les Morts d’or
Les Morts d’or
Schizophrénie à raison nécessaire,
Se franchit en un esprit la frontière.
L’âme bat dans son corps de matière,
Comme le Bâ des anciens Egyptiens.
Le loup perdu dans la meute des chiens
De Fenrir enfin veut briser les liens.
Les sols semblent se briser à des riens.
Joël Gissy
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