mardi 21 avril 2026

 

Poèmes Joël Gissy

Le Frère des Bois


Le Frère des Bois

Le huit enlaçant le Tau comme un caducée,
Des compagnons, forme en octogone un clocher.
Le naos en le saint des saints du jubilé
Abrite le chant franciscain du coryphée.
Mais le vœu pur spirituel de pauvreté
Remonte, inversé, vers le sommet de l’Archée.
Du pèlerin le caressant, par l’amitié,
Du loup dans la cité, la faim fut apaisée.

                                       Joël Gissy

Dématérialisation


Dématérialisation

Lobotomie transorbitale
Aux couleurs tranchées en fractale,
Les loups se mêlent, égarés.
Aux jardins de Sémiramis,
Se démultipliant l’iris,
Peuple de bouffons bariolés,
Ricanant fixement, leurs faces,
Escaladant en des grimaces,
Circulent comme la clarté
D’un escargot écoquillé.
L’œil torve amoindrit sa pupille ;
La personnalité vacille.

                          Joël Gissy

Etirement


Etirement

Eosphoros pâlit d’amour au matin soëf
Cependant que s’émeut Aurore avec ennui.
Hélas, amis mortels, c’est la fin de la nuit.
La lumière implacable efface un songe bref,
Déjà profanant le secret du monde hagard,
Ecrasé par l’affront de son éclat blafard.
Se meurt des nocturnes jeunesses alanguies
Le nostalgie des oniriques insomnies.

                                       Joël Gissy

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lundi 20 avril 2026

Parole divine


Parole divine

Des demi-noix, ainsi que des crânes jetés,
Par leur empreinte unique en suture embranchée,
Forment, tel un réseau neuronal, une idée.
Le Babalawo connecte aux récits premiers,
Pour le réaliser, l’esprit préexistant.
Par sa divination recréant l’instant,
A travers l’interprète, parle Orunmila,
Révélation figurée aux signes du Fâ.

                              Joël Gissy