jeudi 23 avril 2026

Le Sang d’Horus


Le Sang d’Horus

Constellée au cœur de roses de Tiphereth,
La pyracanthe ardente au front plante ses dards.
Couronne rouge ensanglantée de Decheret,
Tel, s’unissant d’un Pschent de sagesse en colère,
D’un désert inculte peuplé de serpopards,
S’envole vers le delta du nord le flamant,
Irisant les noirceurs fertiles de la terre
Sur un arbre épineux dans le ciel flamboyant.

                                             Joël Gissy

Charme terrifiant


Charme terrifiant

Sans jambes, capuchon qui flotte dans la nuit,
Du yūrei plaintif sous son hitaikakushi,
Retenu dans le monde, et hantant les vivants,
Par ses rancœurs et ses rêves mélancoliques,
Passent, frissons furtifs, les soupirs nostalgiques.
O mélopée aux remords des souffles errants !
L’étoffe de l’âme, inspiration de Shakespeare,
Se prolonge, pâleur d’un spectre de vampire.
Ses longs cheveux noirs tombant comme un voile ébène
S’écartent laissant voir un œil lavé de peine.
 
                                                    Joël Gissy

Pensée matinale


Pensée matinale

Piñata vernie aux espoirs de l’illusion,
Pommier pourri, les doux regrets éclateront
Sous l’assaut des coups de bâton profanateurs
D’un peuple en liesse ivre aux cris creux des douleurs,
Comme un nuage silencieux vaporisés,
Exosquelette obscur où grouillent des phalènes.
Friable ainsi que les plus fines porcelaines,
Enduisant sa peau du sang des écorchés,
Grâce impassible au teint de fragile poupée
La baronne de Sève en sa cour adorée
N’osait faire un mouvement qui l’eût fissurée.
Mais je préfère encore étreindre avec l’esprit
La volupté touchante au tendre sortilège
Procurant l’idéal dont l’extase anoblit
Comme un opiomane une ombre sacrilège.

                                          Joël Gissy

Le Hibou psychopompe


Le Hibou psychopompe

Aura noire d’un cœur plein de meskhen,
Egyptienne humeur, la rose éternelle
Eclot de son amour, sacrificielle,
Par l’infection conservée. De l’Eden
Le cynorhodon fleurit dans le fruit
Palpitant que tranche tout net la dent.
Possession, par Meskhenet, s’induit
D’une entourage insidieux le relent.
Phosphoros, au flambeau crépusculaire,
Resplendit, caverneuse lumière.

                                   Joël Gissy

Hommage


Hommage

Je ne vous traite pas de vieux tapin
Car souvent elles sont bien sympathiques.
Mais allez plutôt respirer plus loin.
Je ne m’occupe pas des cas cliniques.

                                  Joël Gissy

Mes livres et recueils

 

Joël Gissy poésie

CLIQUEZ


Joël Gissy poésie




Vidéos et œuvres d'art

 


CLIQUEZ



Les œuvres d'art d'après mes poèmes