samedi 23 mai 2026

L’Autre



Du haut d’une tour altière,
Solitaire comme une crypte,
Humide comme un cimetière,
Parmi les parchemins d’Egypte,

Je veux finir mes vieux jours,
Plié sur un fauteuil mité.
Des toiles style Pompadour
Hausseront la solennité

La pompeuse désuétude
Et l’exotisme rococo
De cette décadente étude.
Dans un décor de madrigaux,

Mon lit, apprêté pour le deuil,
Attendra paré de soie fine,
Entre quatre vases de Chine
Eclairant le vide cercueil

De leurs cierges sans chaleur.
Avec, dehors, les chats miauleurs
Pour angoissante compagnie,
Amèrement humant l’absinthe
A la santé de Des Esseintes,
Je sombrerai dans la folie,
Vieillard haineux et misérable,
Secoué de rires coupables.

                                Joël Gissy


vendredi 22 mai 2026

Plérome


Plérome

Entre profondeurs du Cosmos et de la Terre,
Double spirituel sur un plan légendaire,
Evolue ainsi qu’un daimôn supérieur
Dont affleure la conscience à l’équateur
Notre être éthéré tel dans un mythe idéal.
Imaginé des rais d’un tracé zodiacal
Semblant le réseau des fils d’un marionnettiste,
L’avatar incarné dans le monde entre en piste.
Et du ciel intérieur, miroir archétypique,
S’exerce un magnétisme antédiluvien
Comme l’appel d’une prophétie hermétique.
L’avenir construit son présage primitif.
Les temps, les lieux, tel d’un tarot égyptien,
Imbriquent en spire un cycle figuratif
Dont s’anime la gravure, pareille aux pages
D’un carnet animé dont vivent les images.

                                  Joël Gissy




Poème Joël Gissy

Le Regard des Phosphènes






Le Regard des Phosphènes

Un esprit bienveillant sourit
Dans les strates subliminales.
Filigranes lamés d’opales,
Se superposent dans la nuit

Du chant d’un chamane inouï
Les palimpsestes, saturnales.
Un esprit bienveillant sourit
Dans les strates subliminales

De cet Eigengrau ébloui.
Au rêveur traversant les salles
Pavées ainsi qu’un jeu de dalles
Par un couloir de l’Amenti,
Un esprit bienveillant sourit.

                     Joël Gissy

Le Roi de Coupe


Poème Joël Gissy




Le Roi de Coupe

Le glacier volcanique où son œil imagine,
Irisés tels de clairs cristaux de célestine,
L’esprit ancien circulant d’humains transparents
Non encor alourdis de matériels carcans
Trouble l’aventurier des contrées boréales.
Structures aux prismes d’impossibles fractales,
Semblent fleurir des constellations minérales
Dont se souvient l’angakok au-delà des mondes.
Glissant aux reflets d’intuitions vagabondes,
Se meuvent les chants émus d’êtres informés
Ainsi que les miaulements de cétacés.
Mais gronde dans la nuit le père au front obscur
Sous les ondoiements verdoyants de l’azur.

                                       Joël Gissy

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