mercredi 10 juin 2026

La Sagesse de l’Ours


La Sagesse de l’Ours

D’une forêt primaire entité souveraine,
Comme tracées de feu dans l’écorce d’un frêne,
Arbre primordial d’échange avec les ancêtres,
Rougeoient, telles de braise, incarnant tous les êtres,
Des runes les hiéroglyphes s’animant,
Caractères vivants d’un langage vibrant.
Murmure ouvrant le seuil de leurs staves, ogive
A travers l’œil de Wotan ainsi que la grive
Qui chantait au héros pour lui dire : « C’est bon,
Baigne ton corps vainqueur dans le sang du dragon. »,
S’invente l’avenir ainsi qu’une aventure.
Le guerrier se recueille dans la nature.

                                   Joël Gissy




Le Triton


Le Triton

Mollusque à trompe bleuissant de sympathie
Contre la vitre d’un aquarium sirupeux,
En groin rouge hérissé de crocs quand l’ironie
Passe en badinant avec un regard curieux.
Chimère étrange entre la seiche et le marsouin,
L’ombrelle ourlant échange une apparence hybride,
Sirène un peu gourde, esquisse un rictus, se bride,
Jusqu’aux traits ambigus d’un faciès presque humain.
Quand s’ébahit soudain un visage étonné,
Se mue en démon de feu cette hostilité.

                                      Joël Gissy




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lundi 8 juin 2026

Le Vagissement du Cygne



Le Vagissement du Cygne

D’un primate conscient tragique involution,
S’étiole, âge bête, une civilisation,
Tel un sénile enfant redevenu sauvage.
Mais vibrent, ciel étoilé, les chants destinés
Aux esprits par une âme en plus développés,
Imaginant le monde à leur grandiose image.
Justification d’utilités laborieuses,
Flamboient les crépuscules de cités glorieuses.

                                           Joël Gissy

Le Totem secret






Le Totem secret

Comme un reflet spectral dans la brume irisée
Du Brocken pris pour un autre infernal Protée,
Le dieu celte inconnu secoue en triple face
Sa tête holographique ainsi qu’un druide en transe
Ou l’illusion d’optique d’un dessin rupestre.
Corps d’une étoile en ouroboros qui s’enlace,
Le guerrier dans la grotte médite en silence,
Sarcophage où l’âme en sa paroi se séquestre.
Eléments primordiaux unifiés par l’esprit,
Circule l’énergie ainsi qu’en le réseau
D’une boucle au nœud complexe où l’orbe s’inscrit,
Lueur flottante où se ramifie un écho.

                                               Joël Gissy

L’Embrasure






L’Embrasure

Taillé dans un tertre en Irlande
Voici plus de cinq millénaires,
Accueillant les rayons solaires
Par le dolmen, qu’alors pourfende
L’équinoxe ainsi qu’à Strasbourg
Le rayon vert d’un vitrail.
La géhenne ardant tel d’un four
Rougeoie en l’annexe portail.
Le druide chamane, où le prince
Trépassa le mur en spirale,
Marche au-delà de la fractale
Aux couleurs d’un éclat si mince.

                        Joël Gissy

Le Fléau des Printemps






Le Fléau des Printemps

Démon aztèque s’agrippant sentant la peur,
Rampe, grippy griffu, l’intemporel Grimpeur.
Cascades en feu des sacrifices humains,
Ruissellent les degrés des temples anciens,
Décimant la colonie de Roanoke.
Le pok-ta-pok ancestral sa tête a troqué.

                                  Joël Gissy