samedi 30 mai 2026

Mes livres et recueils

 

Joël Gissy poésie

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Joël Gissy poésie




Haïku






Le rationalisme
parfois un déguisement
pour l’esprit étroit

                   Joël Gissy

Limite artificielle






Limite artificielle

Au-delà des conceptions du mimétisme,
Si ce qui distingue un amour de son objet
N’était que la conscience, alors aucun sujet.
Car l’attraction réside dans le magnétisme
Que son sentiment tel un aimant lui insuffle,
Comme Pygmalion ou Théophile Gautier.
Contraire d’un créateur, serait toujours mufle
L’homme rendu par sa froideur un peu bâtard,
Perdant le fondement de son humanité,
Même envers une idée abstraite, une œuvre d’art,
Que l’âme sensible est capable d’adorer.

                                         Joël Gissy

Le Prodige hermétique


Le Prodige hermétique

Secret d’un druide pythagoricien,
S’accomplit un miracle matériel.
Bien plus que la science du magicien,
Résonne l’écho de la Terre au ciel,
Influence réciproque en l’unique.
Conception globalisée en panique,
L’individuation, mise en abyme,
Résout le reflet de son autre intime.

                              Joël Gissy





Le Transport des Passions


Le Transport des Passions

Notre troisième œil ainsi qu’un chronoviseur
Contemple les vibrations des temps, suspendues.
De l’émotion l’intense catalyseur,
Scènes de tous les lieux ou tragédies perdues,
Comme d’une musique ancienne les fréquences,
Souvent aussi, réincarnations ancestrales,
Se promènent par delà ce monde les transes.
Les focalisations d’ardeurs subliminales,
Transcendant la frontière des dimensions,
Alors, dépassent les humaines perceptions.
Ainsi, se rejoignent deux êtres malgré l’ordre
Réel dont la contrainte semble se distordre.

                                       Joël Gissy





Haïku




Potentiellement
en soi rien n’est possible
future origine

                    Joël Gissy

vendredi 29 mai 2026

Génie miniature






Génie miniature

Dans la nuit parfumée où tremble sa lueur,
Frémit la lanterne infime, or, goutte d’un pleur.
En arabesques d’or, dans un cocon gothique
Comme le nœud d’un ovum anguinum celtique,
La fée afghane, insecte en nymphe d’un village
Secret, tisse les couleurs en robe mature
Révélant les splendeurs cachées de sa nature.
L’intime illusion d’opale imite un visage
Dont la trouble impression s’irise, spectrale,
Comme la vision d’une aube subliminale.
Sur la petite flaque aux reflets scintillants
Qui montent, semblant des pollens phosphorescents,
Son esprit libéré comme à fleur de l’eau danse,
Ainsi que de musique peuplant le silence.

                                            Joël Gissy