jeudi 21 mai 2026

Charme sylvestre


Charme sylvestre

En un bosquet illuminé que les Sylphides
Peuplent de leurs chants parfumés dans la nuit tiède,
Scintillent les couleurs de lucioles virides
Bouleversant les sens enivrés de l’aède.
Dans la brume embaumée aux moiteurs de guimauve
Dont plane la vapeur pleine d’odeurs sapides,
La petite fée emplit sa paupière mauve
D’un nectar floral dont bat l’aile aux si fins cils
Saupoudrant de pollens d’or comme des pistils
La charmille enchantée au murmure argenté
Caressant la harpe aux cheveux de Séléné.
Moussu, s’endort le rêve emperlé sur sa taie,
Par le babil des oiseaux déjà décanté.
Mais le charme serein que la brise balaie,
Où vagabondaient tels des orbes les follets,
Farfadets invisibles aux yeux indiscrets,
S’efface aux roseurs de l’aube dont se condense
La rosée alourdie en ses larmes, qui danse.

                                         Joël Gissy





Rêverie macabre


Rêverie macabre

                                D’après « The ache that remains »
      de Denis Mulfinger

Vanité amoureuse au front semblant blessé,
Baisotant un crâne, allégorie où l’été
Sèche à l’ombre d’une tardive pestilence
Au milieu des fruits et fleurs de la Connaissance,
Comme un parfum de musc opiacé se répand.
Charme odorant d’un involontaire serpent,
Revivent, évoquées, d’anciennes passions,
Souvenir des trop jeunes désillusions.

                                  Joël Gissy







Fugiens


Fugiens

De l’Antarctique à l’Hyperborée,
De Mu l’axe traverse l’allée
Des Colonnes d’Héraclès passant
Ainsi qu’un portique éblouissant.
Sœurs ennemies, des deux l’antipode
Pénètre la terrestre géode.
Depuis l’origine, s’engouffra
Du zénith au nadir l’autre vent.
Pont de glace atteignant Merica,
L’occident se prolonge au levant.

                           Joël Gissy

Les Romantiques oubliés. Sonnet écrit avec Vesper Lucem


Les Romantiques oubliés

                                        Par J.G. et V.L.

J’avorte mon art, ô calamité du monde !
Mon paysage idéal s’effondre en tremblant.
Malgré le rire insidieux du jour éclatant,
Le remords de mon âme, en lueur vagabonde,

Irradie un sanglot d’absinthe moribonde
Où fuit le soleil poisseux de mon cri mourant.
Tranchant l’imaginaire odieux du firmament,
Allongé aux damnations de la lune blonde,

Les lamentations de ma légende infâme,
Mystique et déchirant sur sa lame mon âme,
Nos aspirations profondes semblent unir.

Des abysses sacrées de la mélancolie
Où les ombres de sa lueur vinrent gésir,
Le crépuscule affronte sa schizophrénie.





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