Génie miniature
Dans la nuit parfumée où tremble sa lueur,
Frémit la lanterne infime, or, goutte d’un pleur.
En arabesques d’or, dans un cocon gothique
Comme le nœud d’un ovum anguinum celtique,
La fée afghane, insecte en nymphe d’un village
Secret, tisse les couleurs en robe mature
Révélant les splendeurs cachées de sa nature.
L’intime illusion d’opale imite un visage
Dont la trouble impression s’irise, spectrale,
Comme la vision d’une aube subliminale.
Sur la petite flaque aux reflets scintillants
Qui montent, semblant des pollens phosphorescents,
Son esprit libéré comme à fleur de l’eau danse,
Ainsi que de musique peuplant le silence.
Joël Gissy








