vendredi 10 août 2018

jeudi 12 juillet 2018

A Mélanie

 
A Mélanie
 
Te voici régénérée dans les flots du fleuve
Où de lointaines traditions l'écho s'abreuve.
Déluges anciens dont tu te souviendras,
Un être invisible te prendra dans ses bras.
Je te vois là, petite entité souriante,
Entourée de nos pensées en nuée aimante.
L'être est modelé par sa pressante passion.
Révéler l'existence en chaque exception,
Chaque jour, sache, en ta conscience, Mélanie,
Te baignant, renaissance, aux sources de la vie.
 
 
                                            Joël Gissy
 
 

vendredi 25 mai 2018

Lecture de poèmes à la synagogue de Thann juin 2018


Lecture de mes poèmes "Aux origines de la Mémoire", le dimanche 10 juin 2018 à la synagogue de Thann.
 
 
CCIV.
(Extrait de mon recueil Guenizah)
 
Mythe d’un alphabet proto-cananéen,
Le Taureau céleste en poisson astronomique
Plonge, au tour du Delta, dans la porte atlantique.
Mais par les détours d’une roue kabbalistique,
Tel un serpent océanique égyptien
Bras levés, retourne à la croix l’oiseau humain.
L’homme se lève et crie son appel pathétique
Puis retombe accroupi comme un reptile ancien.
 
 
‘Ayin
 
Le blanc de l’œil remonte, en transe. De l’œuf fonte,
Le double ophidien, par sa danse ignée s’affronte.
Sur la tête du dragon poussent trois tanquime,
Rameaux d’un feu philosophique, extase intime.
 
 
Kadingira
 
La porte des dieux, ziggurat babylonienne
Ouvre son dāleth en septuple spire au ciel.
Serpentement hermétique, en boucle fermée,
Se forme du psychisme enclos le caducée.
Jardin paradisiaque, un songe immatériel
Structure la construction sans fin du réel,
Ainsi qu’un sel cristallisant l’éparse chaîne,
Quand plonge, individu, l’envers universel.
 
 
La Rose d’Epidaure
 
Né de l’œuf du corbeau de la putréfaction,
L’embryon du serpent remue tel un balut.
Et le vers se renoue, racine en torsion
Ainsi que les Qliphoth d’un arbre de Malkuth.
Le four de Moloch transmue la vierge aurifère,
La verge d’Abraxas tourne sa roue lunaire.
Les réceptacles brisés emplis de lumière
Se retournent, Deltas inversés de matière.
 
 
XXIII.
(Extrait de mon recueil Les Coquecigrues)
 
Il devient urgent de devenir humaniste.
Afin d’extraire du cœur l’infime améthyste,
S’abîme la compréhension subjective,
Dans le réseau universel, introspective,
Ainsi qu’en une toile étoilée en abyme.
La spire tracée par ses nombres se structure,
Qu’inspire, esprit intime, en secret, la nature.
 
 
                                            Joël Gissy





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dimanche 14 janvier 2018

Globalité d’or

 
Globalité d’or
 
Des conjonctions de Vénus Epitragia,
La tête s’inscrit dans l’étoile de la rose
De la Bête cornue qui porte son aura.
Dans l’infime interstice, imperfection éclose,
Se rectifie de la Loi de Pan l’iota.
 
 
                                  Joël Gissy 
 
 
Extrait de mon dernier recueil Les Coquecigrues :
 

jeudi 19 octobre 2017

La Panique de Cernunnos - Méditations lyriques

Un poème extrait de mon recueil Méditations lyriques :
 
 
La Panique de Cernunnos
 
Perpétuelle expansion du nœud fermé,
Complexe aux bois de Cernunnos entrelacé
En verte frange après les branchages moussus,
Le dragon se confond dans les chênes barbus.
Quand il vient à pas échassés sur ses sabots,
Au détour de la clairière, des marigots
D’un sentier de cerfs ; ou triomphant est juché
Assis en fleur pour la maîtresse du rucher
Son thyrse en caducée à ce serpent offert
Ainsi qu’un trône où Mélusine ouvre sa chair,
Naturel sauvage et sagesse en doux bourdon
Grand Tout bestial accouplé à sa conception !
Vaisseaux de la sylve aux brumes aérienne
Qui court de l’humus dans les noirceurs, souterraine,
Dont la conscience à l’homunculus est semblable
De l’humain par sa double nature insondable,
Il tremble, fœtus dénudé par l’existence
En soi enfouie de sa potentielle omniscience.
 
 
                                         Joël Gissy
 
 

samedi 7 octobre 2017

Au bord du Neckar - Heidelberg

 
 
 
 
Voici donc le poème que j'étais en train d'écrire :
 
Au bord du Neckar
 
L’idéal sacrifié plonge dans son élan
Naïf sanctifié par quelque monstre charmant.
Extase éphémère rêvant d’éternité,
Dans l’œil de la bête, il croit trouver la clarté,
De l’innocence irrésistible cruauté.
Du haut du Golgotha de Heidelberg, tours creuses,
Marchant, songe un souvenir des ruines brumeuses.

 
                                              Joël Gissy 
 
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