samedi 20 mai 2023
mercredi 17 mai 2023
La Philosophie
La Philosophie
Pagayer contre le courant,
Toujours, tant que, l'homme est vivant.
La vertu vive de l'enfant
Crie sous l'incomplet firmament.
Se dispute, le flot qui plie.
La force sera de la vie
Même si l'effroi nous envie
Le trépas craint que l'autre oublie.
Joël Gissy
mardi 16 mai 2023
Mon plaisir
A 3h 04, à l'instant
Mon plaisir
Blotti dans une grotte,
Je surgissai, soudain,
En chantant du jodl,
Pour appeler à l'aide.
Exaltant mimétisme.
Sous cette pente raide,
Cri de dame Traudl,
Feroce et vieux daim,
C'étais au paroxysme.
Aux pierres, je me frotte.
Joël Gissy
samedi 13 mai 2023
Fidélité
Fidélité
Jamais porter le doux,
Facial, ultime coup,
Phanor le Syrien
Avec Mathouséël.
Être vrai, juste et bon,
De liberté fécond.
Le dieu tête de chien
Marque sa frontière.
Sous le nocturne ciel,
Éclatant de lumière,
L'athanor bout du fond
Du caveau rituel.
Le bleu se fond au rouge
Et personne ne bouge.
Joël Gissy
jeudi 4 mai 2023
Science terrible
Science terrible
L'attraction et la distance de tous les astres
Modèlent les événements et les désastres.
Certains lieux plus que d'autres, par loi mimétique,
S'imprègnent d'une anti-réciproque plastique,
Provoquant, exacts symbolisés dans des lames,
Les mouvements justes prédestinés des âmes.
Joël Gissy
mardi 2 mai 2023
Émanation
Le messager ténébreux à l’angle des portes.
Tel un valet de pique en un miroir, servile,
L’intrus bouscule le maître ; arachnéen, file.
La rose de Vénus a tissé son abîme,
Chevauchant le caprin de sa course anonyme.
La lumière, au volet, éclaire son angoisse
Au tâtonnement d’un sphinx dont l’aile se froisse.
Hermès dionysiaque, il bout, sage colère.
Le bouc de la caverne a sacrifié son frère,
Corps d’argile osirien reconstitué
Quand triomphe le souverain destitué,
Car le Faune nomade inverse son mystère.
lundi 1 mai 2023
L'Alpiniste
L’Alpiniste
Quand l’âme mise à vif est prise d’un vertige
Soudain, ce souffrant Amour sent battre son torse
Comme un coffre qui craque, harcelé par la force.
L’humain, précipité sur le pal qu’il s’érige,
A l’impression d’être un alpiniste écorché
Qui plante chaque ardillon du roc en son cœur,
Sur une falaise à pic au vide accroché
Afin de se hisser toujours vers la hauteur.
Alors, ivre d’espoir, son rythme s’accélère ;
Le sein se gonfle, enfle, explose, entre en soi, s’éclaire
Comme un brasier qui couve inexorablement ;
Sa cage thoracique ouvre ainsi que des ailes
D’une autre créature humble adorablement
Son enchevêtrement veineux de libellule,
Puis d’un essor chaste aux frissonnements frêles
S’élance à travers l’azur, s’envole et se brûle.
Joël Gissy