Le Voyage de Kadingira
Chantant Inanna d’un air tendre,
"Même mon sexe n'est que cendre",
Princesse inspirée dans l’exil,
Dit la prêtresse poétesse.
Du crocus frémit le pistil,
Précieuse épice où la tristesse
De l’aube fleurit en secret.
La main tenant les sept pouvoirs,
Seul souvenir de ses espoirs,
Reconnaît encor son attrait.
Dame chevauchant une bête,
Un déluge foudroie de feu,
Déesse au flanc drapé de bleu
Constellé d’or, la tour sans tête.
Joël Gissy
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