La Fosse de la Goule
Profondeurs d’encre obscures pour l’éternité,
D’un revers de sa cape en parapluie palmé,
Rougeoyant dans le noir, aux yeux opalins bleus,
Ancêtre incompris, le vampire des abysses,
Sidéral, répand un nuage lumineux.
Comme un intrus drapé caché dans les coulisses,
Recouvrant de sa main gantée une carcasse,
D’un acide baiser qui déjà le digère,
Echoué des rochers baignés par le soleil,
Plonge son bec secret dans ce corps de rascasse.
Là-bas, varie et gronde une complainte amère.
Mais soudain retourné dans un éclat vermeil,
Comme un cavalier dans la nuit qui s’élance,
S’enfuit le céphalopode avec élégance.
Joël Gissy
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