L’Otohimé ryūkyū
Arches, murs et couloirs d’un royaume englouti
Au large clair de l’île de Yonaguni,
Remontent les degrés tels d’une pyramide.
Quel cétacé, quel organisme humanoïde,
Céphalopode abominé d’un cauchemar
Lovecraftien chatoyant comme un calamar,
Sculpta de ses bras mouvants l’antique cité ?
Autre jardin de Sémiramis oublié,
Songe à jamais l’ancien tertre monolithique,
Architectures enchevêtrées de dédales
Poussés d’une civilisation chimérique
Dont croissent des profondeurs les splendeurs spectrales.
Joël Gissy

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