Soupir végétal
Au creux tendre des branches des sureaux,
Se nichent comme ondoyantes des fées
Qui serpentent en caresses flûtées,
Où l’on taillait des esprits les appeaux,
Parmi les constellations parfumées.
Et ces fleurs telles de miel saupoudrées
Eveillent les sens du rêveur tardif
Dans le crépuscule, contemplatif,
De leur essence inspirant des langueurs
Cependant qu’il respire ses odeurs.
Semblant de serpentine, les verdeurs
Du feuillage frissonnent dans la brise,
Ombre invisible d’une étreinte exquise.
Joël Gissy

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