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Inspiration d’Or
Le Monde s’organise en immense égrégore
Né des profondeurs de l’inconscient collectif.
Palingénésie mue d’un courant primitif,
La pulsation s’accroît toujours avant d’éclore.
L’existence, en réification théurgique
Peuplée de tulpas, prend forme, aura de musique
Dont l’onde s’alourdit, décantée en matière
Vibrante et condensée ainsi que la lumière.
Rayons ultraviolets d’un chant d’infrabasse,
D’autres dimensions bien plus évoluées
Rêvent, tel un démiurge en vivantes pensées
Et l’esprit dans soi-même infiniment trépasse
Où l’Unique évolue à travers les regards
Tentaculaires de chaque être en des hasards
Dont la coïncidence accroît la perfection
Au détail près de sa démultiplication.
(Méditations lyriques, 2016)
Bilocation chamanique
En une soudaine ébullition ventriloque,
Prémice à la bilocation, le ru se moque
Gazouillant entre la pierraille ainsi qu’un pleur.
Salamandre écumée de la bouche entrouverte,
Au pied d’un arbuste au chèvrefeuille embrasé,
Du trop confiant et juste oublieux dormeur,
Un double inconnu à son oreille disserte.
Verte métamorphose, en cette ubiquité,
Labourera dans la nuit l’œuvre du semeur
Les gestes inconscients du travail familier.
Le Doggala
Des enfants vampire-chien
D’un Sundgau lovecraftien,
Le lycanthrope ancien rampe
Vers les petits sans défense.
De la stuwa sous la lampe,
S’essouffle, au reflet qui danse,
Le frisson de l’innocence.
Inquiétude
Poème en langage des calamars
Visage soudain pris d’un rose pailleté,
Il devient progressivement orangé.
Tandis que s’empourprent les sourcils minuscules,
Comme un lent reflux d’encre, le corps vire au bleu.
Souple, la queue d’azur s’orange peu à peu.
Sourcils plus rouges ; frémissent les tentacules.
Le Papion cynocéphale
Le babouin coiffé de son némès organique
Semble un scribe au flegme sage et contemplatif.
Sous une charmille en moudhif prédynastique,
Médite, archétypal ainsi qu’un hologramme,
L’avatar calme au regard faussement plaintif.
Mais son croc pourfend, acéré comme une lame
Ou l’ivoire éclatant d’un précieux calame.
Couvert de ses bijoux, le singe semble un masque
Funéraire irisé par le sable en bourrasque.
L’Orgie mythique
Banquet de Tantale, immolant son propre sang,
Immonde ripaille aux convives surhumains,
On dévora la chair sacrifiée de l’enfant
Lors du plus tentateur et divin et festins.
Le papillon flamboie au sein du coryphée.
Le cheveu dont pendait l’épée radiesthésique
Au-dessus de la fontanelle couronnée
De Damoclès, afin d’accroître la panique
De son plaisir, nivelle un plan philosophique,
Vampirise son corps l’espérance fatale,
Seul invité mortel de cette bacchanale.
Le Doppelgänger
Je me demande parfois si ce n’est pas moi
Le double maléfique, à la fois loin mais proche
D’un homme innocent, tel un spectre qui s’accroche.
Soudain, l’air devient de plus en plus sombre et froid.
Voici qu’éclatera la funeste rencontre
Comme un miroir où frappera sa tête contre,
Ou par le flux tapageur d’une rue passante
Une inconscientisable et soudaine épouvante.
L'Image des yeux fermés
Claire énigme, arde un Codex Sinaiticus.
Le vent mord le secret de la pierre qui vire,
Menhir horizontal d'un druidique empire.
Verdoie au loin la lionne innée de Sirius.
Trigonométrie de labyrinthes tombeaux,
Se mêle l'outre-noir d'éblouissements nouveaux.
Les Menhirs morts
Les monolithes déracinés
Sont des orphelins astronomiques.
Mais, points de repères hermétiques,
Songent les vieux rocs désaffectés.
Sur la crête sauvage embrumée,
Colère jamais accumulée,
Respire, feux anciens, la fumée
Le rêveur qui s'éveille au matin
Sur un lit parfumé de sapin.
Le Suceur de chair
Aux taches du soleil mêlé, tel un frisson,
Ecailleux mimétisme tapi, se confond,
Dormant en secret dans l’ombre, un pelacara.
Invisible en perspective superposée,
Stridule à sec la créature camouflée.
A la lisière où commence la selva,
Attend, brillant de l’intérieur, le pishtaco.
Le rôdeur glissant de la nuit cherche une peau.
Patiente, inerte, à peine à l’écart du village,
Croquemitaine andin, l’arracheur de visage.
Grenouille poilue
poignarde avec son propre os
biseau de bambou
Beaucoup sont des rats
Apollon préserve-nous
de l’épidémie
Ego sum Monstrum, fin 2024
Te
rejoindre
Je suis un chevalier faé,
Egaré sur sa
route, borgne.
Un hibou, Wotan ou Hérou,
Je suis la lueur
de ton œil.
La trappe du druide est un trou.
Le papillon
s'attrape et lorgne,
Butinant, sagesse, hébété,
Toujours,
se cognant sur le seuil.
Tako to ama
Le poulpe enlaçant le sein de l’ama,
Femme de la mer, aspire la noix
De sa conque, écho de Kamishima,
En longs claquements qui semblent, sans voix,
Un gloussement muet mais éloquent.
Des crispations, langueur érotique,
Un tentacule insinue en glissant
Son rêve hésitant. Les muscles se bloquent,
Contractés des chouins d’un spasme élastique
Entre les clapotements qui se choquent.
Songe d’Ished
Murmurent les poires de lune,
Tels des grelots phosphorescents
De lucioles scintillants.
Baignant l’obscurité, chacune
Des corolles en pluie sourit
Ainsi, que des belles de nuit.
Atypidae
Deux mygales dodues et violettes,
Jarretelles tissant des tyroliennes,
Et, regard globuleux, que tu descendes.
Le chat veut participer à la fête,
Il se fait dévorer par ces soubrettes.
Nés de la douleur, de joyeux phosphènes,
Ballet couinant de ces poupées friandes,
Dansent dans la mansarde de la tête
Ainsi que le goût d’amères amandes.
Paréidolie du Réel
Un soir familier, dans le sec et froid silence,
D’une ombre à l’angle trop accepter l’existence.
Le solitaire imagine la perspective
Au coin du plafond, pour l’enfant, dans son armoire,
Sous son lit, sur une chaise. Il se met à croire
De son propre regard à l’angoisse intrusive.
Entre voir et être vu, quelle différence ?
Comme le chat enfermé dans sa boîte noire,
Se réalise un doute avec impertinence.
Ne pas médire des morts, simple hypocrisie
Ou, d’une crainte impalpable, paralysie ?
Ainsi fonctionne souvent la malédiction
Ou la réalité de toute perception.
Le cri muet n’ose appuyer sur le bouton.
Baiser mortel
Mélusine, sinueusement, avait fui,
Ondulant, tel un gracieux serpent à demi.
Vole en battant des ailes autour du donjon
La fée par pudeur évadée, comme un dragon.
Succomber dans l’étreinte, agonie enchantée,
Subtil enlacement de sa froideur lovée.
Haïku
D’un poisson femelle
souffrance psychologique
la confiance acquise
Carnageval
Février, lourdeur vaporeuse, âpre désert,
Des brumes, mer sylvestre où couve la tempête,
Des esprits tout près s’ouvre le temps qui s’arrête.
Je suis né au cœur d’une nuit de fer.
De la foule orgiaque, métamorphoses
Pour honorer l’inversement des choses.
Tristesse de Zéphyr
(que vous pouvez écouter sur tous mes réseaux et mon blog, accompagné par Kezia à la guitare)
Pleurs d’Aphrodite mêlés au sang d’Adonis,
Naquit Anémone ainsi qu’une pâle iris.
Telle un enchantement du sorcier de Hongrie
Brandissant, détournée, la Lance du Destin,
Dont sonne l’oreille aux splendeurs de sa magie,
La fée végétale, en déployant un jardin
Autour de son minois semblant d’un séraphin,
Luxuriance épanouie d’un verdoyant feuillage
Dont éclot, tôt dévoilé, le secret visage,
Frissonne en étouffant de noire fumagine.
Le crépuscule en ses nervures imagine
La gracile harmonie qui déjà se résorbe,
Inspirant d’une lune nuageuse l’orbe.
Harcelée d’insectes vampires assoiffés
De ses larmes aux tressaillements parfumés
Et, fanée, se dérobant sous un soupir tendre,
La faérie s’affaisse en un monceau de cendre.
Croquant un chaton
une petite balade
noisetier d'automne
Février finissant
L'alignement des planètes qui vient bientôt
A ouvert une communication spirite
Ou, comme l’attraction d’une météorite,
En cet arc où Vénus chevauche son gémeau.
Les gemmes frissonnent entre l'espace immense
Et, jusqu'à nous, la proximité se condense.
Le promeneur semble parler en solitaire,
Mais des prémonitions au cœur s'ouvre la sphère.
Attendrissement
Je suis pareil à ces hippocampes d’Ilion,
Qui par milliers, amicaux, vont voir les plongeurs
Parmi l’espace scintillant des profondeurs,
Et meurent soudain à la première émotion !
Avant de remonter, triste nuée de corps,
Les petits équidés, mignons et pleins de grâce,
Font un ballet aquatique, et plus d’un embrasse
Du bout de sa trompe aimable, en ces beaux décors,
Le curieux qui les trouble, et l’aime et l’accompagne.
Alors, vers la lumière ondoyante il regagne,
Porté par l’écume oublieuse aux plages claires,
La vaste éternité dont à peine affleurait
Ces myriades de consciences élémentaires
Dont s’éteint en un souffle indistinct le secret.
La Mort de Clarimonde
1.
Le ruisseau pâle écumait ainsi que la frange
En réseau d’opale écru sous la lune rousse,
Des nuages les fins rubans de cheveux d’ange,
Effilés parmi l’écran bleu de la nuit douce.
Et ce brouillard parfumé de mousse et d’oronges,
Blanchâtre en ondulant, semblait la pépinière
D’un village endormi peuplé de mornes songes.
Puis, le flot s’épandait au proche cimetière
Parmi le végétal enchevêtré des stèles,
Comme un serpent sans fin dont les boucles mortelles
Etreignaient ce mirage étrange et vampirique.
Car ce chaos que baignait un remugle immonde,
Epanché par la brume, empourprait à la ronde
Un caveau qu’irisait un courant tellurique.
2.
Etouffée par la soie de son coussin violet,
Pareil à la paupière endormie d’une goule,
Cependant que sa chevelure d’or s’enroule
Dessus le frais satin d’une gorge de lait,
On voit frémir un pieu, perçant ce corps si grêle,
A l’éclat faiblissant des rayons de la lune.
Ses larmes, vermillon, s’écoulent une à une,
Et or qu’un prêtre pieux à ce rythme martèle
La poitrine où palpite un sanglot sans chaleur,
Etreignant son linceul d’une main diaphane,
Le pauvre être grelotte en perdant sa couleur.
Au calvaire empalée d’un sacrement profane,
Ainsi qu’un papillon agrafé sur sa planche,
La petite amoureuse agonise en tremblant.
Et pourtant ! que de grâce obscure en ce sein blanc
Où perle une toison dorée jusqu’à la hanche.
Son fin cil bat de l’aile, et tandis qu’elle expire,
Renaissant aux cieux des peines rituelles,
Artisan consciencieux des voies spirituelles,
Le cruel Sérapion contemple la martyre,
En un rire infernal, de sa lubricité.
Cependant, le mignon visage, en un sommet
De splendeur angélique, humblement, se soumet,
Simple envol, au flétrissement de sa beauté.
Le Regard de l’Océan
Les alevins du sébaste blanc s’ébattant,
Tels, translucides, de tout petits hiboux bleus,
Hissent comme curieux leurs têtes aux ronds yeux
Ainsi que de bésicles au jaune éclatant.
Le poisson-chèvre se faufile entre les roches,
Capricorne fluide en fuite insaisissable.
Scintille, mordoré, d’un nuage de sable
Le refuge d’un mimétisme aux teints si proches.
Thug
life
Dans une ruelle, à la descente d’un train,
Essaim surgi de nulle part, un Thug, soudain,
Etouffe un voyageur de son mouchoir caché.
Confrérie ancestrale à Kali sacrifiant,
Déesse langoureuse aux crânes en collier,
Hier encore, avec un rire sympathique,
L’étranger joyeux levait son whisky, confiant.
Mais le rhuma l’essouffle, étreinte narcotique.
Un chant en râmasî, secrètement, murmure.
Ondule dans la nuit la séduisante obscure.
Chrestos
agnostos
Fantôme d’un enfant, l’initié ressuscite
Comme un soleil immobilisé qui lévite.
L’incrédule a voulu toucher ses plaies ouvertes.
Le traître complice accomplit le rituel,
Insidieusement par ses gestes offertes,
Apôtre préféré, non par les clefs du Ciel.
Le Phrygien, l’enfourchant, sacrifie le Taureau,
Dompté, tel un destrier sauvage au galop.
Les
Halieutiques de Delphes
Dans
les couloirs d’un temple où les dauphins s’ébattent,
Qui
donne sur la mer d’un bleu vésuvien
Pénétré
par le ciel rose aux moiteurs timides
Qu’arrosent
caverneux leurs rires qui éclatent,
Deux
sirènes hybrides, montées du bassin,
S’enlaçant
guident parmi ces canaux limpides
L’étranger
que caresse un ballet chimérique.
Il
s’abandonne au son de trompes et de conques,
Etranges,
comme émanées d’invisibles jonques !
Et
porté par ces flots en leur grotte aquatique,
Nageant
tel un centaure, l’autre explorateur
Contemple
des dieux philistins sous cette crique
Que
balaie sa mémoire en un éveil trompeur.
La Fosse de la Goule
Profondeurs d’encre obscures pour l’éternité,
D’un revers de sa cape en parapluie palmé,
Rougeoyant dans le noir, aux yeux opalins bleus,
Ancêtre incompris, le vampire des abysses,
Sidéral, répand un nuage lumineux.
Comme un intrus drapé caché dans les coulisses,
Recouvrant de sa main gantée une carcasse,
D’un acide baiser qui déjà le digère,
Echoué des rochers baignés par le soleil,
Plonge son bec secret dans ce corps de rascasse.
Là-bas, varie et gronde une complainte amère.
Mais soudain retourné dans un éclat vermeil,
Comme un cavalier dans la nuit qui s’élance,
S’enfuit le céphalopode avec élégance.
Contemplation furtive
Trois préaux azurés, fenêtres d’une Cène,
Accédant aux sept portes de cour sumérienne,
Le labyrinthe est bordé de paroles sages.
Face à face, ne se répondent les visages.
Au loin vers l’Est rougeoyant, silencieuse, Ishtar
Porte son flambeau, phosphorescent sur le tard.
D’un loculus le hersage équilatéral
Arde en secret comme un athanor nuptial.
Tableau symboliste
Le chat Cicéron
Chat noir dans un bouquet de passiflore,
Ainsi qu’en un panier de montgolfière,
Le bosquet fructifie avant d’éclore.
Le nombre des organes subodore
Les arcanes d’un souverain mystère.
Le Remède
Comme d’un chien rôdeur, la bouche tuméfiée
Du complice tremblant crache de la buée.
Dans le noir, soir automnal, pas une parole.
Un brouet mystérieux siffle à force de frire.
Autour d’un feu furtif, dans une casserole
Cabossée, les neveux, cénacle réuni,
Au cimetière ancestral une froide nuit,
Cuit dans l’eau de vie, mangent le cœur du vampire.
Crapulence caséique
Sorcière artotyrite enivrée de stilton
Comme un lutin recouvert de pénicillium,
Commence en grimaçant le délire onirique.
Du limbe ou des contrées englouties de Dagon,
Explore, ombres de la nuit, œil de solanum,
Tel un rêve enfantin, une intime panique.
A la porte, gardien vaguement menaçant,
Du miroir se superpose un spectre agaçant.
Où est l’interrupteur ? Le cri siffle, inaudible.
La course tourne à vide. Hogier poursuit sa cible.
La Fleur de la Culture
La civilisation n'a de valeur
Que si elle dompte autre chose.
Autrement, la décadence nécrose
Le courage appelé le cœur.
Le respect qui naît des forces égales,
Des samouraïs et chevaliers.
La courtoisie cordiale entre guerriers.
L’épée s’équilibre, énergies axiales.
Le Coup de foudre
Du Chaos réorganisé d’encastrements,
D’un cataclysme inconnu malgré le martyr,
De l’Univers, matrice originelle, issir.
Derrière à peine, aux yeux, par de courts filaments,
Cœur battant dans le crâne ainsi d’une crevette,
Le temps de la conscience, en reculant, s’arrête.
D’un à-coup imprévu, d’amour en un élan,
L’hippocampe a craqué, de cet assaut violent.
La cacophonie
plus rien de beau ni de noble
l’été se réjouit
L’Œuvre de Strasbourg
Le vent du Diable court, transparent destrier,
Autour du grès de la cathédrale gothique.
Le clocher perce un crépuscule énigmatique,
D’une seule flèche en lancettes, hérissé.
Le Prince de ce monde au parvis figuré
Présentant la pomme de la Gnose, ironique,
Au Pilier des Anges, en extase esthétique,
De l’édifice achevé reste prisonnier.
Par la crypte, du lac le souterrain abysse
Où chemine une barque au fond du précipice,
Dessous un puits condamné, clapote en secret.
A l’intérieur d’une colonne, se débat
Le démon, secouant la pierre, et, cri muet,
Vibre un sol natal qui sa grand-mère engendra.
L’Ether fixé
L’impureté de la matière n’exclut pas,
Par sa lourdeur, la transmission des énergies.
Vibrant, telle décantation, prédéfinies,
Les maisons hantées, même, attirent le trépas.
La pierre sacrée fixe, dolmen, cathédrale,
L’intention d’égrégores, subliminale.
Ainsi, la Connaissance aux mondes invisibles
Rejoint les constellations des terres sensibles.
Cauchemar primal
Comme un coucou sinistre, un tigre des cavernes,
A dents de sabre, languissamment, aux yeux ternes,
Sort la tête et surgit lentement par le seuil.
D’un frisson paralysé, comme un écureuil,
Le chasseur recule, inconsciemment, sous la herse
De la gueule au béant gouffre qui son flanc perce.
Dévoré, désespérément, vers le village,
Tel un nageur échoué rampant sur la plage.
La Foudre d’Italie
Le Monstre de Ravenne au pied de came-cruse
Aquiline et pourtant, halieutique, écaillée,
Comme un enfant coiffé d’une mèche enflammée,
Pour avertir la foi mais condamner la ruse,
Lève en ypsilon ses bras de chauve-souris.
Les pieux et loyaux sujets du bon roy Louis,
Mort de luxure crapulente, ont triomphé.
Sur l’abdomen masculin d’une croix marqué,
L’engendré semble un Baphomet portant des seins,
Symbole du choix à la croisée des chemins.
Le douzième du nom, pourtant, fut oublié.
(pour les personnes qui ne connaîtraient pas la Cam-cruse)
L'Abomination des Pyrénées
Ne se nourrissant que de son carnage cru,
La Came-cruse, enfant ogresse, avait mangé
Une cuisse, à son insu. Métamorphosé
En jambe, son corps nu avait développé
Un oeil et sa mâchoire en sourire dentu.
Joël Gissy
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