Charme terrifiant
Sans jambes, capuchon qui flotte dans la nuit,
Du yūrei plaintif sous son hitaikakushi,
Retenu dans le monde, et hantant les vivants,
Par ses rancœurs et ses rêves mélancoliques,
Passent, frissons furtifs, les soupirs nostalgiques.
O mélopée aux remords des souffles errants !
L’étoffe de l’âme, inspiration de Shakespeare,
Se prolonge, pâleur d’un spectre de vampire.
Ses longs cheveux noirs tombant comme un voile ébène
S’écartent laissant voir un œil lavé de peine.
Joël Gissy
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire