Chant perdu
Mon cœur explose pour vous comme en floraison.
Emplie, énorme et vaste souffle, ma poitrine
Semble s’ouvrir, désespoir d’extase divine,
Comme les deux ailes d’un aigle en pâmoison.
Malgré tous les vents contraires à sa raison,
La voile de mon âme inspirée où décline
Un soir ténébreux aspire, où il s’imagine,
Adorable inconnue, à ce rivage blond
Dont le gracieux visage avec intelligence
Invente des clartés sublimées par l’absence.
Douceur feutrée en une éloquence à l’ardeur
Délicate et sereine ainsi que la foi pure,
S’expriment les passions gardées avec pudeur.
Je vous contemple lui déclarant ce murmure.
Joël Gissy

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