Le Gladiateur blessé
Comme un taureau ployant en fin de corrida,
J’ai l’impression de m’effondrer dans la poussière.
Reprend encor, toujours, le cycle où, prisonnière,
La monotone existence n’en finira
Jamais d’un cauchemar diurne interminable.
Mais l’estocade à chaque souffle se répète
Tel d’un noyé qu’enfonce une main inlassable
Ou le couteau d’un acharné que rien n’arrête.
Joël Gissy
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