Ils vivent toujours
Traces de pieds palmés connues des Alsaciens,
Près des grottes où, petit peuple pétrifié,
Ils avaient sculpté leur chapelle dans la mine,
On se souvient, pauvre amoureux, d’un roi des Nains
Qui, mort de chagrin pour avoir été moqué,
Avait taillé, même, une rose adamantine.
Des Korrigans bretons aux Cagots charpentiers,
Charmantes Laminak des Pyrénées, des hommes,
D’une origine secrète aux pouvoirs magiques,
Ont vécu, d’Ambroise Paré dans ses cahiers,
Cuisant dans leurs mains comme fiévreuses des pommes !
A l’écart du village, en des huttes rustiques,
Restent les descendants bâtards des « chiens de Goths »
Dont perdure encor la mémoire merveilleuse,
Ou de tunnels d’argent aux mystérieux échos
Quand circule au soir une rumeur lumineuse.
Joël Gissy

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