dimanche 1 février 2026
Paréidolie du Réel
Paréidolie du Réel
Un soir familier, dans le sec et froid silence,
D’une ombre à l’angle trop accepter l’existence.
Le solitaire imagine la perspective
Au coin du plafond, pour l’enfant, dans son armoire,
Sous son lit, sur une chaise. Il se met à croire
De son propre regard à l’angoisse intrusive.
Entre voir et être vu, quelle différence ?
Comme le chat enfermé dans sa boîte noire,
Se réalise un doute avec impertinence.
Ne pas médire des morts, simple hypocrisie
Ou, d’une crainte impalpable, paralysie ?
Ainsi fonctionne souvent la malédiction
Ou la réalité de toute perception.
Le cri muet n’ose appuyer sur le bouton.
Joël Gissy
Le Livre des Anciens
Le Livre des Anciens
Die Buche
Bibliothèque universelle à ciel ouvert,
Verdoie en ondoyant une forêt de hêtres.
Le silence éblouit la sylve en un éclair,
D’écailles confondues, dragon de tous les êtres.
Le voyant, se découvrant de son capuchon,
Trace, autre fusain, les runes sur chaque feuille
Qui se mettent à vivre comme en un frisson,
S’inspirant du goût boisé des chatons qu’il cueille,
Et lui revient avec un flux doux-amer,
Ravivant soudain la mémoire des ancêtres.
Odin murmure et, de la brume dissipée,
Emerge l’arbre de mai d’une roue cyclique
Que le dieu fait tourner d’un air mélancolique.
Joël Gissy
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