lundi 5 janvier 2026

Mes livres et recueils

 

Joël Gissy poésie

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Vidéos et œuvres d'art

 


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Les œuvres d'art d'après mes poèmes


Le Mont Chauve


Le Mont Chauve

Tel un autel sylvestre étrusque, en un maquis,
Bouche béante et sombre aux abords d’un buisson,
La pyramide ruinée de Falicon
S’ouvre sur la grotte obscure aux chauves-souris.
Un souvenir sibyllin semble imprégner l’air.
Surgie de la nuit ténébreuse en un éclair,
Règne en se déployant la Ratapignata.
Où stalactite et stalagmite en un pilier
Se rejoignent, veille ainsi qu’un tertre oublié
D’une nuit en enfer comme un temple maya.

                                     Joël Gissy

Le Chant tracé


Le Chant tracé

Parmi les braises fumantes, s’exprime en fables
L’amour de la Maîtresse aux pouvoirs innombrables,
Secret de connaissance aux boucles parfumées
Par le petit visage d’Enheduana.
Ornement du ciel, murmure la princesse
Son élégie mystique en habits de prêtresse.
D’un temple aux façades bleues sombres embrumées,
Résonne, imaginée, une hymne à Inanna.

                                          Joël Gissy

Affinité


Affinité

Lumière, d’une très lointaine étoile, au creux,
Notre rétine ainsi qu’un coffre globuleux
Répercute en son intimité le rayon,
Peut-être déjà morte en sa constellation.
Par son regard, universelle communion,
L’être inconsciemment créateur fixe un possible.
La magie de l’instantanée divination,
Comme à un carrefour une hésitation, crée
La manifestation de l’univers sensible.
La causalité se refonde à nouveau née.

                              Joël Gissy

L’Esprit des glaciers


L’Esprit des glaciers

Ymir transpire des géants, d’Odin
Sous l’œil unique, en armes sur sur le roc
Chevauchant le primordial auroch,
Autre avatar d’un Mithra iranien.
La foudre en un martellement fracasse,
Comme éclatés d’un invincible bloc,
La ruée sans fin des Titans de glace.
Un reflet invisible se déplace.

                      Joël Gissy

samedi 3 janvier 2026

Les Noces tardives


Les Noces tardives

Mariages de fantômes au nord de la Chine,
Deux âmes inconnues rencontrées à la porte,
Couple dématérialisé se réconforte.
Vers l’équilibre de la source à l’origine,
Ondoyante, telle une lumière ineffable,
L’hermaphrodite enlacé, au sommet, divine
Demeure, apaise l’esprit de son souffle errant.
Et l’individu, dissipé comme le sable,
S’efface. Un solitaire s’en va, contournant
La dissolution forcée de l’ataraxie
Ainsi qu’une fiancée morte en Roumanie.

                                      Joël Gissy