mardi 12 mai 2026

Lectures de poésie mai 2026, "Explorations oniriques"

 


Le Bouffon noir




Le Bouffon noir

Araignée à l’angle du plafond, tierce mère,
Paillasse exauce un mime facétieux
Ainsi qu’un faucheux brûlé fuyant la lumière.
Enflamme obscurément son visage pailleux
L’ombre double épaissie en spasme mortifère
Comme une ardeur de sang remontée en en ses yeux.
Le fantasme agrippé s’accroche à la matière
En un craquement sec au rictus anguleux.

                                        Joël Gissy

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Cauchemar idéal


Cauchemar idéal

L’enfant revêtu de son masque chamanique
Chemine, autre avatar, dans un monde onirique.
Lucifuge, à l’écart, en cliquetant bricole.
Choix du double, ainsi qu’un destin alternatif,
Le voyageur né, tel dans une nécropole,
Vanité dont l’apparat séché se désole,
Ouvre une dalle où pénètre son pas furtif
Comme par le détour d’une porte azurée
Ou l’omphalos près d’une fournaise ajourée.

                                        Joël Gissy





























dimanche 10 mai 2026

Poème extrait des Coquecigrues


VII.

Entre les lames d’un tarot égyptien,
Le rêve gigogne extériorisé du corps
Transmue tel un serpent en chaque allégorie
Comme parmi les portes du Livre des Morts.
Imbriqué, d’un labyrinthe sumérien
Emporte ouvrant les briques, le chercheur de vie.
Projection d’ombres en une caverne antique,
L’introspection réunit l’âme symbolique.

                                       Joël Gissy




Le Morse autophage


Le Morse autophage

Vieux hanap d’un crâne cornu, se renverse
L’amour de pique noir dans le cœur qu’il transperce.
Trophée ivoiré par la lueur des flambeaux,
Le rougeoiement inversé s’obscurcit des crocs.
De l’abreuvoir où le soleil nouveau se berce.

                                             Joël Gissy