Joël Gissy Poésie
mercredi 14 janvier 2026
Je veux la sauver
Je veux la sauver
Dagyde grecque, dans le dos aux poings et pieds
En Egypte il y a plus de deux-mille ans liés,
A genoux, la belle Ayas, fille d’Origène,
Etouffe, condamnée par l’amant qui la gène.
Dans ses yeux, sa bouche et dans tous ses orifices,
D’épingles démesurées durent les supplices,
Invisibles ainsi qu’un odieux sortilège
Par le pouvoir de Ptolémaïs. Rien n’allège,
Depuis la fontanelle au-dessus trépanée,
Dans son cœur, et même sous son pas impossible,
S’enfonçant, ces échasses dont elle est clouée,
Des traits d’un pouvoir occulte ainsi que la cible.
Sourde, aveugle et par ses entraves affamée,
D’argile, attend sans larmes la vierge outragée,
Jouet d’amour fragile en petite poupée.
Joël Gissy
lundi 12 janvier 2026
Le Visage de Bès
Le Visage de Bès
De la Vallée des Reines, repos de Tiyi,
Représenté de face au milieu du récit,
Comme un regard protecteur sort de l’aspective.
Par douze portails divins, la barque dérive
Grâce aux indications sacrées de prêtres glabres.
L’imitateur d’Osiris passe entre les sabres
Comme sous une voûte au soleil remontant
Pour illuminer à nouveau le firmament.
Joël Gissy
Refuge éphémère
Refuge éphémère
Abrité de la pluie par un if, tertre humide,
Je pétune mêlant mes pensées aux cieux ternes.
Plus d'autre imagination que l’Eigengrau, cernes
Sous ce ciel homogène ainsi qu’un écran vide.
De l’horizon du nadir se confond le bistre
Dans mes yeux embrumés comme un miroir sinistre.
Joël Gissy
dimanche 11 janvier 2026
Le Vol d’un corbeau
Le Vol d’un corbeau
L’interprétation d’un présage fugitif
Détourne l’embranchement du destin furtif.
Générant des messages, un verbe inconscient
Retrace le récit d’un souvenir latent
Qui s’arborise dans toutes les directions,
Avenir, passé, de multiples dimensions,
Formant un Yggdrasil dont la sphère s’accroît
Au-delà du fil de ce labyrinthe étroit.
Le passage a croisé les entrelacements
De rencontres déjà vues par des sentiments
Où se retrouvent les affinités nouvelles
D’origine aux évolutions perpétuelles.
Joël Gissy
Les Dix Cornes
Les Dix Cornes
Un détour lucifuge obstinément serpente,
Affirmant l’unicité de sa tête d’hydre.
Cependant, sans venin, jamais ne mord l’alidre.
Tel un mandala, se déploie son harmonie
En motifs d’arabesques ainsi qu’une plante
Semblant d’un ouroboros la boucle infinie.
Joël Gissy
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