dimanche 25 janvier 2026

Mes livres et recueils

 

Joël Gissy poésie

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Les œuvres d'art d'après mes poèmes


Le Partage de Phédon


Le Partage de Phédon

Avant la ciguë, voyage obscur vers l’Hadès
Où l’esprit déjà végète avant la naissance,
Socrate encore évoqua l’invisible aidès
Dont croîtront les couleurs de sa luxuriance.
De la nature expérimentant la physique,
L’âme de passage aspire en sa chair mystique
A l’idéal, expirant, essaim mimétique,
Par les exemples de sa réalisation.
Vers le soleil s’envole, à l’oeil clair, le faucon.

                                      Joël Gissy

Les Stryges


Les Stryges

Le monde est une carcasse aux schèmes grouillants.
On mettait bien à l’asile des opposants
A l’époque effroyable du petit père.
Ainsi, les plus visionnaires, en parias
Dans l’instinctive et froide hiérarchie des rats.
La clairvoyance intelligente et le mystère
Terrorisent l’essaim des frelons philanthropes
Dévorant l’incompris ainsi que des cyclopes.

                                            Joël Gissy

Analepse


Analepse

Marteau de London dans une roche holocène,
Comme au fond d’un tombeau égyptien scellé
Un photographe sur un cliché retrouvé,
Et revenu bien plus tard, improbable scène,
Notre esprit, parfois, tel Octavien s’émouvant
Pour Arria Marcella rétrospectivement,
La nuit, nostalgique, à l’atrium retournant,
Voyage, téléporté, ondulant ressac,
Ou d’un galet jeté les cercles dans un lac.
Par leur intensité, des visions percutantes
Défient des temps et des lieux les lois apparentes.
Mais des portails précis, troublante anomalie,
S’ouvrent, inattendus, et le passé prend vie.

                                         Joël Gissy

Inquiétude


Inquiétude

Poème en langage des calamars
Visage soudain pris d’un rose pailleté,
Il devient progressivement orangé.
Tandis que s’empourprent les sourcils minuscules,
Comme un lent reflux d’encre, le corps vire au bleu.
Souple, la queue d’azur s’orange peu à peu.
Sourcils plus rouges ; frémissent les tentacules.

                                             Joël Gissy




Celtibéricos


Celtibéricos

Au plumage ainsi qu'une crinière orfévrée,
Auprès du pesant fourreau de sa longue épée
Posant ses armes et son casque impressionnant,
D’un guerrier sédétane ayant cloué la tête,
Dans sa chaude demeure à demi enterrée,
Sa corne de cervoise, un triomphant Kérète
Lève, avec une voix noble et grave, en chantant.
L’épouse aux visage gracieux et longues nattes,
Contrastant les accents glorieux iphicrates,
Envoûte le foyer d’une harpe songeuse.
Les convives de la tribu respectueuse
Ecoutent les exploits portés par la musique
De leur ami avec un sourire eidétique.

                                 Joël Gissy