Joël Gissy Poésie
lundi 26 janvier 2026
Réincarnation génétique
Réincarnation génétique
Nous voyons à travers les yeux de nos ancêtres.
Les impressions de montagnes, d’île perdue,
Imprègnent la vision qui se perpétue
Et inconsciemment, parfois, se souvient des traîtres
Retrouvés dans les traits d’un voisin hypocrite,
D’une marchande ou dans l’air bête d’un passant.
Des aïeux le sang dans nos émotions palpite
Pulsion barbare alors soudain se révélant.
Joël Gissy
La Loi des Douze Tables
La Loi des Douze Tables
Cousu dans un sac avec pour la compagnie
Un chien, un singe, un coq et une vipère,
Impudeur, malice, orgueil, haine et perfidie,
Se débattait sans fin l’assassin de sa mère.
En soi-même, ainsi, l’humaine condition,
Justaucorps d’un catafalque aux miroirs sans tain.
Urne de Pandore où s'agite le démon
Semblant les passions en feu d'un génie malin,
Perversion du karma des désirs d’Aladdin,
Dans son crâne aussi noir qu’une vierge de fer
Où bout, sang de la mémoire, le philtre amer.
Joël Gissy
Les Crocs des Stalactites
Les Crocs des Stalactites
Tel envoûté par un irrésistible appel,
Comme en une caverne, à la fin d’un tunnel
Aquatique émergeant, un nageur solitaire,
Malgré les grimpements devinés téméraire,
Pénètre dans une salle aux arcs inconnus.
Aux clairs spéléothèmes, aboutit l’intrus,
De la bouche d’un monstre ainsi qu’un temple étrusque
D’Alessandro Vittoria. Pas de geste brusque,
Afin que des ténèbres la vie ne s’offusque.
Il est trop tard déjà. L’air ambiant murmure
Où rampe dans le noir une autre créature.
Joël Gissy
dimanche 25 janvier 2026
Le Partage de Phédon
Le Partage de Phédon
Avant la ciguë, voyage obscur vers l’Hadès
Où l’esprit déjà végète avant la naissance,
Socrate encore évoqua l’invisible aidès
Dont croîtront les couleurs de sa luxuriance.
De la nature expérimentant la physique,
L’âme de passage aspire en sa chair mystique
A l’idéal, expirant, essaim mimétique,
Par les exemples de sa réalisation.
Vers le soleil s’envole, à l’oeil clair, le faucon.
Joël Gissy
Les Stryges
Les Stryges
Le monde est une carcasse aux schèmes grouillants.
On mettait bien à l’asile des opposants
A l’époque effroyable du petit père.
Ainsi, les plus visionnaires, en parias
Dans l’instinctive et froide hiérarchie des rats.
La clairvoyance intelligente et le mystère
Terrorisent l’essaim des frelons philanthropes
Dévorant l’incompris ainsi que des cyclopes.
Joël Gissy
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