lundi 8 juin 2026

Le Vagissement du Cygne



Le Vagissement du Cygne

D’un primate conscient tragique involution,
S’étiole, âge bête, une civilisation,
Tel un sénile enfant redevenu sauvage.
Mais vibrent, ciel étoilé, les chants destinés
Aux esprits par une âme en plus développés,
Imaginant le monde à leur grandiose image.
Justification d’utilités laborieuses,
Flamboient les crépuscules de cités glorieuses.

                                           Joël Gissy

Le Totem secret






Le Totem secret

Comme un reflet spectral dans la brume irisée
Du Brocken pris pour un autre infernal Protée,
Le dieu celte inconnu secoue en triple face
Sa tête holographique ainsi qu’un druide en transe
Ou l’illusion d’optique d’un dessin rupestre.
Corps d’une étoile en ouroboros qui s’enlace,
Le guerrier dans la grotte médite en silence,
Sarcophage où l’âme en sa paroi se séquestre.
Eléments primordiaux unifiés par l’esprit,
Circule l’énergie ainsi qu’en le réseau
D’une boucle au nœud complexe où l’orbe s’inscrit,
Lueur flottante où se ramifie un écho.

                                               Joël Gissy

L’Embrasure






L’Embrasure

Taillé dans un tertre en Irlande
Voici plus de cinq millénaires,
Accueillant les rayons solaires
Par le dolmen, qu’alors pourfende
L’équinoxe ainsi qu’à Strasbourg
Le rayon vert d’un vitrail.
La géhenne ardant tel d’un four
Rougeoie en l’annexe portail.
Le druide chamane, où le prince
Trépassa le mur en spirale,
Marche au-delà de la fractale
Aux couleurs d’un éclat si mince.

                        Joël Gissy

Le Fléau des Printemps






Le Fléau des Printemps

Démon aztèque s’agrippant sentant la peur,
Rampe, grippy griffu, l’intemporel Grimpeur.
Cascades en feu des sacrifices humains,
Ruissellent les degrés des temples anciens,
Décimant la colonie de Roanoke.
Le pok-ta-pok ancestral sa tête a troqué.

                                  Joël Gissy

Les Réminiscences d’un autre






Les Réminiscences d’un autre

                                   D’après un poème perdu

Dans les sylves aux murmures étincelants,
Entends-tu le chant des Sylphides enivrées
Charmant les vieux chênes dans les nuits parfumées ?
Par les bosquets de lucioles verdoyants,

Courent des rires et des soupirs émouvants.
Vapeurs de rêveries remontées en bouffées,
Dans les sylves aux murmures étincelants,
Entends-tu le chant des Sylphides enivrées ?

Parmi les phosphores des fleurs, oiseaux parlants,
Les lueurs d’or embrassent l’hydromel des fées
Par les fraîcheurs boisées des sources embrumées
De menthe aquatique aux arômes odorants
Dans les sylves aux murmures étincelants.

                                         Joël Gissy

Architecture spirituelle






Architecture spirituelle

La perception, figurations de l’existence,
Dépend, constituées, de ses plans de conscience.
Des Royaumes du Chaos, plus denses, fixés
Tels des résidus alchimiques morts figés,
S’accomplit du mythe la synchronicité,
Manifestation hermétique du symbole.
L’essence autogène en l’émanation s’immole,
Déchéance en l’Enfer de matérialité.
Déséquilibre inhérent de Pistis Sophia,
Alourdissement incarné de son aura,
D’un treizième Eon de l’Hadès en Barbélô,
Quadruple hypostase incarnée en un écho
Bourdonnant d’Archontes au faux nombre harmonieux,
Grâce à l’assistance aimante à travers ces Cieux,
Remonte une âme en Lucifer crucifié
Par le Daïmôn supplémentaire sacrifié.

                                      Joël Gissy