Le Voyageur prodigue
Au-dessus de son corps, soudain l’espoir descend.
Vivant comme jamais, tout se met à tourner,
Ne pouvant s’accrocher à rien, l’être aspiré
De plus en plus vite entend un rire méchant
Qui se multiplie alentour en l’assaillant.
Tout n’est que désespoir, menaces impalpables
D’abord, puis devient vide et inconnu,
Dans le monde étranger d’un cauchemar d’enfant.
La dissolution, sans temps, ni forme au début,
Se transforme en géométries inextricables
D’une froideur trop logique où ce paysage
Le dévore ainsi qu’un insondable visage
Où se déploient, semblant d’anciennes gravures,
Comme un jeu de tarot, d’ironiques figures.
Tel en un labyrinthe imbriquant son cadastre,
Déstructuré, l’esprit en pivotant s’encastre.
Aux portes d’atriums, d’arcanes familiers
Les faciès d’images aux angles dépliés
D’une arche énigmatique au détour se succèdent.
Et le coffre se ferme d’un affreux coracle
Emerveillé des ténèbres par le miracle.
La toile d’une Mère Araignée en pentacle
S’inverse en abyme, où ses souvenirs accèdent
Au savoir absolu d’une ogive en losange
Qu’illumine, dans la nuit, le flambeau d’un Ange.
Joël Gissy
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