Je veux la sauver
Dagyde grecque, dans le dos aux poings et pieds
En Egypte il y a plus de deux-mille ans liés,
A genoux, la belle Ayas, fille d’Origène,
Etouffe, condamnée par l’amant qui la gène.
Dans ses yeux, sa bouche et dans tous ses orifices,
D’épingles démesurées durent les supplices,
Invisibles ainsi qu’un odieux sortilège
Par le pouvoir de Ptolémaïs. Rien n’allège,
Depuis la fontanelle au-dessus trépanée,
Dans son cœur, et même sous son pas impossible,
S’enfonçant, ces échasses dont elle est clouée,
Des traits d’un pouvoir occulte ainsi que la cible.
Sourde, aveugle et par ses entraves affamée,
D’argile, attend sans larmes la vierge outragée,
Jouet d’amour fragile en petite poupée.
Joël Gissy
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