Angoisse de jouvence
Comme le démon de Socrate,
Insaisissable, omniprésent,
Le grimpeur derrière un mur gratte,
De Wiertz, entraperçu, semblant
L’inhumation précipitée.
A l’angle de la porte, crisse,
Où l’araignée en secret tisse,
Le messager de la sagesse.
D’une remise condamnée
Gardien girant, affreuse onglée,
Statique et seul, noir, il se dresse.
De la bougie, suinte la graisse
Huilant l’air de sombre fumée,
Se mêlant à l’hémoglobine,
Près du vieil oncle qui rumine.
Odeur de ferraille, varie
Le portail rouillé, sous la pluie.
Joël Gissy
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