L’Ordre du Soleil
A la fin, tout seul et chauve sous le soleil
De l’île sauvage, un vieil Allemand nudiste,
Vénérant la coque ainsi qu’un crâne divin,
Ne se nourrissait plus que de noix de coco.
Adorant l’astre du jour, l’ermite vermeil,
Entre les arécacées, sa craquante piste,
Pareil à un nécromant céphalomancien,
Suivant, se désaltérait en lewak topo.
Ainsi, par les frissons d’un insensible éveil,
Mourut August Engelhardt, jadis essayiste,
Au chant des paradisiers dans le matin,
Transpirant le parfum l’embaumant de cette eau.
Joël Gissy
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