Douceur d’armoise
La lune des fleurs verdoyant dans le ciel clair,
Tels de ses yeux limpides le reflet amer,
La pure et douce Eostre entourée de ses lièvres,
En caressant un petit blotti dans ses bras,
Mordille avec un air pensif ses tendres lèvres.
S’attiédit, éclosant, constellé, le frimas.
Mais, à l’aube, rougit la déesse de l’Est
Quand l’aurore dissout ainsi qu’un alkahest
Les murmures éteints de la nuit qui s’achève
Comme la nostalgie fusionnelle d’un rêve.
Du compagnon frémissant, diffuse, sauvage,
L’astre argentifère imaginant l’ombre sage.
Joël Gissy
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